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Réponse rapide : Un partenariat avec une banque alimentaire dure toute l’année s’il suit le calendrier de l’organisme, pas celui de l’entreprise. Si votre immeuble accueille une ferme MicroHabitat, vous n’avez pas à trouver la banque alimentaire : MicroHabitat en trouve une près de la ferme et organise les dons de légumes. Votre entreprise apporte le reste de l’année : des créneaux de bénévolat, les fonds ou les collectes que le partenaire demande, un contact nommé, et un bilan qui s’en tient à ce que le partenaire confirme.

Dans notre guide : ESG et agriculture urbaine : le guide complet.

En France, la Collecte nationale des Banques Alimentaires aura lieu les 6, 7 et 8 novembre 2026 dans les magasins et autres points de collecte du pays. Viendront ensuite GivingTuesday, le mardi 1er décembre 2026 (« Mardi je donne » au Canada), puis la Journée internationale des volontaires, le 5 décembre, au cours d’une année 2026 que l’ONU a proclamée Année internationale des volontaires pour le développement durable. Un chèque, une collecte ou une demi-journée d’équipe pendant ces semaines sont les bienvenus. Trop souvent, ils constituent pourtant tout le partenariat.

Ce guide s’adresse à celles et ceux qui organisent ces dons : équipes RSE, développement durable et services généraux, gestionnaires d’immeubles dotés d’une ferme urbaine. Il explique comment transformer un geste ponctuel en relation suivie, y compris pendant les mois où la ferme extérieure se repose.

Sachets transparents de tomates cerises variées et bouquets de fines herbes posés sur une table après la récolte
Tomates cerises et fines herbes, ensachées et triées après une récolte.

Pourquoi un don ponctuel en fin d’année ne suffit-il pas ?

Un don ponctuel ne suffit pas, car les banques alimentaires distribuent chaque mois alors que les dons des entreprises se concentrent souvent sur quelques semaines. Le réseau des Banques Alimentaires l’indique lui-même : en trois jours, la Collecte nationale couvre 9 % de ses besoins d’approvisionnement. Autrement dit, l’essentiel doit être trouvé pendant le reste de l’année.

Au Québec, le Bilan-Faim 2025 de Banques alimentaires du Québec fait état de plus de 3,1 millions de demandes d’aide alimentaire comblées chaque mois, selon des données recueillies en mars 2025 auprès de 1 400 organismes. Le même document indique que 68,7 % des organismes ont déclaré avoir manqué de denrées. Un partenariat construit autour d’une seule date ne peut pas répondre à un besoin de cette nature. Une contribution régulière, sur laquelle l’organisme peut compter, se planifie bien plus facilement qu’un don important qui arrive une fois, puis s’arrête.

Qui trouve la banque alimentaire partenaire ?

Si votre immeuble accueille une ferme MicroHabitat, c’est MicroHabitat qui s’en charge. Dans le cadre de son programme Fermes de solidarité urbaine, MicroHabitat associe la ferme à une banque alimentaire ou à un organisme communautaire proche de l’immeuble, capable de recevoir des légumes frais, et organise les livraisons pendant les semaines de dons. Vous n’avez pas à chercher de partenaire, ni à vérifier ce qu’il accepte, ni à négocier les jours de livraison.

Ce jumelage se fait près de la ferme, et ce n’est pas un hasard. Des légumes frais voyagent mieux sur de courtes distances, et les bénévoles reviennent plus volontiers sur un site accessible pendant la pause de midi.

Le partenaire n’est d’ailleurs pas toujours une banque alimentaire au sens strict. En France, les Banques Alimentaires collectent des denrées et les distribuent à 6 044 associations et CCAS partenaires sur tout le territoire. Pour la petite récolte d’un potager sur le toit, le partenaire retenu peut donc être une association voisine : épicerie solidaire, restaurant social ou accueil de jour. Au Québec, les règles et les circuits varient d’une région et d’un organisme à l’autre. MicroHabitat tient compte de ces circuits locaux au moment du jumelage ; vous n’avez pas à les démêler vous-même.

Les cultures, elles, sont planifiées ferme par ferme par les agriculteurs urbains de MicroHabitat, et l’organisme reçoit ce que la ferme récolte pendant les semaines de dons. On ne lui demande pas de planifier la ferme. Son rôle est celui qu’il remplit déjà très bien : apporter des aliments frais aux personnes qui en ont besoin.

Votre entreprise peut ainsi se concentrer sur ce qu’elle seule peut apporter. Une fois que vous savez quel organisme votre ferme soutient, ces questions vous aident à planifier le reste de l’année :

  • Quels jours peut-il accueillir des bénévoles, et avec quel préavis ?
  • De quoi a-t-il besoin quand la ferme extérieure est fermée : bénévoles, compétences précises, fonds ou certains produits ?
  • S’agit-il d’une banque alimentaire, d’une cuisine communautaire ou d’un service de repas ? Chacun utilise l’aide reçue différemment.
  • Fait-il partie d’un réseau régional ou national qui fixe ses propres règles pour les dons et le bénévolat ?
  • Qui sera votre interlocuteur, et qui le remplace en son absence ?

De quoi votre entreprise doit-elle convenir avec la banque alimentaire ?

Mettez-vous d’accord sur cinq points : les besoins et leur calendrier, les contacts, la réservation des créneaux de bénévolat, ce que vous pouvez dire publiquement et la date du bilan. Une page suffit ; il s’agit d’une entente de travail, pas d’un contrat juridique. Les dons de légumes sont organisés par MicroHabitat, et le passage de relais entre la cueillette et la livraison confirmée est détaillé dans notre guide de la Journée mondiale de l’alimentation sur les dons de récolte ; nous ne le répétons pas ici.

Point à convenirQuestions à réglerQui décide en général
Besoins et calendrierQuels articles, quelles compétences ou quelle aide bénévole sont les plus utiles, et à quels mois ?L’organisme
ContactsUne personne nommée de chaque côté, plus un remplaçant pour les congés et les absencesLes deux
Dons de légumesJours de livraison pendant les semaines de dons, et comment le partenaire est prévenu d’un changementMicroHabitat, avec l’organisme
Créneaux de bénévolatTaille des groupes, accueil et formation, dates où l’aide est réellement utileL’organisme fixe les conditions ; l’entreprise remplit les créneaux
Communication publiquePeut-on nommer le partenaire ? Quelles photos, quels chiffres, quelle formulation sont validés ?L’organisme valide
BilanUn court point à chaque saison et un bilan complet une fois par anLes deux

Datez cette entente d’une page et conservez-la là où les deux parties peuvent la retrouver. Quand un contact change de poste ou qu’un nouveau gestionnaire d’immeuble arrive, c’est elle qui évite au partenariat de repartir de zéro.

À quoi ressemble un calendrier de partenariat sur douze mois ?

Un calendrier sur douze mois confie un rôle à chaque saison : s’engager pendant la période des dons, faire du bénévolat l’hiver, confirmer les semaines de dons au printemps, donner l’été et au début de l’automne, puis faire le bilan ensemble à la fermeture. Le tableau suppose un climat où la culture extérieure s’arrête l’hiver. Sous un climat plus doux, décalez les mois selon le cycle local.

PériodeÀ la fermeDans le partenariat
Novembre à décembreFerme extérieure fermée pour l’hiverDonner comme prévu et confirmer l’engagement de l’année suivante
Janvier à marsMicroHabitat planifie les cultures de la saison suivanteBénévolat, mécénat de compétences et collecte une fois passés les dons des fêtes
Avril à juinInstallation des nouvelles fermes, puis plantationActivité de plantation pour les employés ou les locataires ; MicroHabitat confirme la banque alimentaire et les semaines de dons
Juillet à octobrePrincipales semaines de récolteDons de légumes organisés par MicroHabitat, et récoltes bénévoles
Octobre à novembreFin de saisonBilan commun : ce qui est arrivé, ce qui a aidé, ce qu’il faut changer

C’est l’hiver que se dessine la saison suivante. Si votre immeuble prévoit sa première ferme extérieure, c’est le moment de choisir un prestataire, de faire vérifier le toit et de signer, afin que l’installation puisse avoir lieu au printemps 2027. Vous n’avez pas à trouver de banque alimentaire en plus. En Amérique du Nord, par exemple, le programme Fermes de solidarité urbaine de MicroHabitat se déroule de juillet à octobre et permet aux clients de dédier leur récolte à une banque alimentaire locale que MicroHabitat se charge de trouver, ce qui donne au partenaire une période connue à l’avance. Là où la saison suit un autre rythme, MicroHabitat fixe la période de dons selon le calendrier local.

Que peut faire votre entreprise pour une banque alimentaire en hiver ?

En hiver, votre entreprise peut donner du temps, des compétences, des collectes et, si elle en possède une, des légumes-feuilles cultivés à l’intérieur, à condition que chaque geste corresponde à une demande de l’organisme. La ferme extérieure se repose, mais pas l’aide alimentaire. Beaucoup d’organismes distinguent les dons de denrées, les dons d’argent et le bénévolat ; demandez celui dont ils ont le plus besoin ce trimestre.

  • Des créneaux de bénévolat répartis sur la saison. Le tri, la préparation des colis et la distribution ont besoin de bras en janvier comme en décembre. Demandez si une petite équipe chaque mois aiderait davantage qu’un grand groupe la semaine la plus chargée.
  • Des compétences, pas seulement des heures. Des collègues de la finance, de la logistique, du graphisme ou de l’informatique peuvent prendre en charge un projet précis que l’organisme définit, comme un planning de bénévoles ou une lettre aux donateurs.
  • Des collectes calées sur les creux du partenaire. Une collecte de denrées ou de fonds à la fin de l’hiver, une fois les fêtes passées, peut être plus utile qu’une nouvelle collecte en décembre. Demandez la liste des produits les plus recherchés.
  • Des légumes-feuilles d’intérieur. Une ferme intérieure au bureau permet de cultiver salades et fines herbes tout l’hiver. Sa récolte reste modeste : voyez-la comme un geste régulier qui garde le partenariat visible, et vérifiez d’abord que l’organisme peut l’utiliser.
  • Des moments d’apprentissage. De courtes activités éducatives, comme un atelier sur les semences ou le gaspillage alimentaire, se tiennent à l’intérieur et font connaître le partenariat aux collègues absents lors des événements de fin d’année.

Respectez la capacité de votre partenaire. Un organisme qui doit former un nouveau groupe chaque semaine, ou trouver de la place pour une livraison imprévue, fait un travail supplémentaire pour vous. Demandez quelle formation d’accueil il exige et de combien de préavis il a besoin, puis organisez-vous en conséquence.

Comment rendre compte d’un partenariat de façon honnête ?

Pour rendre compte honnêtement d’un partenariat, publiez uniquement des chiffres que l’organisme peut confirmer, pour tout ce que vous avez donné : légumes, temps, fonds et activités. Le test est simple : l’organisme trouverait-il votre rapport RSE exact s’il le lisait ?

Les chiffres utiles sont simples et vérifiables. Chacun doit pouvoir être contrôlé par le partenaire :

  • les légumes livrés et acceptés, en poids, avec les dates ;
  • les créneaux et les heures de bénévolat, d’après la feuille d’inscription ;
  • les fonds ou les articles donnés, tels que l’organisme les a enregistrés ;
  • les ateliers ou activités organisés, et le nombre de participants.

Pour les légumes, distinguez les quantités récoltées, données et reçues, comme l’explique le guide de la Journée mondiale de l’alimentation, et ne convertissez pas les kilogrammes en repas, sauf si l’organisme vous fournit sa propre méthode de calcul et accepte que vous l’utilisiez. Pour intégrer ces chiffres à un bilan plus large, en distinguant clairement les valeurs mesurées des estimations, consultez notre guide pour mesurer l’impact d’une ferme urbaine.

Faites relire le texte par l’organisme avant de le publier. Cette courtoisie évite les erreurs et fait souvent émerger une meilleure histoire, comme ce que la cuisine a préparé avec les légumes.

Questions fréquentes

Devons-nous trouver nous-mêmes une banque alimentaire ?

Non. Si votre immeuble accueille une ferme MicroHabitat, MicroHabitat trouve une banque alimentaire ou un organisme communautaire près de la ferme et organise les dons de légumes pendant les semaines de dons. Votre entreprise peut ensuite y ajouter du bénévolat, des fonds ou les collectes que le partenaire demande.

Vaut-il mieux donner de l’argent, des denrées ou du temps ?

Posez la question à l’organisme, car la réponse change d’une structure à l’autre et au fil de l’année. Beaucoup acceptent les trois. Un partenariat qui combine un don financier prévisible, du bénévolat régulier et des légumes de saison offre plusieurs façons de compter sur vous.

Un petit potager sur le toit peut-il vraiment aider une banque alimentaire ?

La récolte d’un seul potager reste modeste, et mieux vaut la présenter ainsi. Sa valeur tient à la régularité, à la fraîcheur des produits et aux bénévoles qu’elle amène au partenaire. À l’échelle de son réseau, MicroHabitat a travaillé avec plus de 35 banques alimentaires et donné 59 400 livres de produits frais, ce qui montre ce que de nombreuses petites fermes peuvent représenter ensemble.

Les employés peuvent-ils faire du bénévolat en équipe ?

En général, oui, mais selon les conditions de l’organisme. Renseignez-vous sur la taille des groupes, l’accueil ou la consigne de sécurité prévus et les jours où l’aide manque le plus, puis répartissez les dates sur l’année plutôt que de tout concentrer en décembre. Vérifiez aussi votre propre politique de bénévolat pour que chacun puisse participer pendant les heures de travail.

Si votre immeuble prévoit une ferme pour le printemps 2027, dites-nous que vous souhaitez en donner la récolte à une banque alimentaire, et MicroHabitat en trouvera une près de l’immeuble. Pour commencer dès maintenant, réservez un créneau de bénévolat en janvier auprès d’une banque alimentaire locale et demandez-lui ce dont elle aura besoin l’été prochain.

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